Guide complet

Désourisation : se débarrasser des souris pour de bon

Une désourisation efficace combine trois gestes : repérer les zones de passage, éliminer la colonie avec des appâts en boîtes sécurisées ou des pièges, puis boucher chaque ouverture de plus de 6 mm. Sans ce dernier point, d’autres souris reviennent. Voici comment travaille un professionnel, ce que cela coûte et ce que vous pouvez faire vous-même.

Mis à jour le 16 min de lecture Par la rédaction Rat-Dical

Souris domestique sur un plan de travail de cuisine, près de miettes

L’essentiel

  • Une souris passe par un trou d’environ 6 mm : l’obturation des accès compte autant que l’élimination.
  • Une femelle peut avoir 5 à 10 portées par an, avec une gestation d’environ 3 semaines.
  • Un professionnel inspecte, pose des appâts en boîtes sécurisées ou des pièges, puis revient contrôler.
  • Comptez souvent plusieurs passages ; une maison se situe en général entre 90 et 250 euros, à titre indicatif.
  • Vérifiez que le technicien détient le Certibiocide, obligatoire pour utiliser des rodenticides à titre professionnel.

Qu’est-ce qu’une désourisation ?

La désourisation est l’ensemble des opérations qui visent à éliminer une population de souris installée dans un bâtiment, puis à empêcher son retour. Le mot désigne le même métier que la dératisation, appliqué à un rongeur plus petit, plus curieux et capable de se glisser presque partout.

Une intervention sérieuse ne se limite pas à poser du poison. Elle commence par une inspection, se poursuit par un traitement adapté (appâts, pièges, ou les deux) et se termine par un travail d’étanchéité sur les points d’entrée. C’est cette dernière étape qui fait la différence entre une maison débarrassée pour l’hiver et une maison débarrassée pour des années.

L’espèce en cause est presque toujours la souris domestique, Mus musculus. Les mulots et les campagnols, qui vivent surtout dehors, entrent parfois dans les garages, les caves ou les maisons proches des champs à l’automne, mais ils restent des visiteurs ponctuels. La souris domestique, elle, vit avec l’homme depuis des millénaires et sait parfaitement profiter d’une cuisine.

Ce qu’il faut savoir de la souris domestique

Connaître le mode de vie de la souris permet de comprendre pourquoi les solutions improvisées échouent si souvent. Quatre traits expliquent l’essentiel.

Une reproduction très rapide

Une souris femelle peut avoir 5 à 10 portées par an. La gestation dure environ 3 semaines, et chaque portée compte généralement quatre à huit petits. Les jeunes deviennent eux-mêmes capables de se reproduire en quelques semaines. Deux souris aperçues en octobre peuvent donc correspondre à une colonie installée au printemps suivant, si rien n’est fait.

Cette vitesse explique une règle simple : plus vous attendez, plus le traitement sera long. Une souris vue en plein jour est souvent le signe d’une population déjà importante, car les individus dominés sortent quand les meilleures heures et les meilleures cachettes sont occupées.

Un petit territoire autour du nid

La souris domestique se déplace peu. Elle vit dans un rayon de quelques mètres autour de son nid, installé dans un endroit chaud, sec et tranquille : derrière un réfrigérateur, sous un meuble de cuisine, dans un doublage de cloison, dans l’isolant d’un plafond ou d’un comble. Elle fabrique ce nid avec ce qu’elle trouve : papier, carton, tissu, laine de verre.

Ce territoire réduit est une bonne nouvelle pour le traitement. Un appât ou un piège posé au bon endroit est trouvé vite. Un appât posé à trois mètres du passage peut être ignoré pendant des jours.

Une curiosité qui la rend vulnérable

Le rat se méfie des objets nouveaux. La souris, au contraire, explore. Elle grignote un peu partout, par petites prises, et visite de nombreux points de nourriture au cours d’une nuit. Elle boit peu, car elle tire une grande partie de son eau de ses aliments. Une souris peut donc vivre dans un placard sans point d’eau visible.

Elle longe les murs, utilise toujours les mêmes trajets et grimpe très bien : fils électriques, tuyaux, crépis rugueux, intérieur des gaines. Une souris au premier étage ou dans un faux plafond n’a rien d’étonnant.

Un trou de 6 mm lui suffit

Une souris passe par une ouverture d’environ 6 mm, soit à peu près le diamètre d’un crayon. Si sa tête passe, le corps suit. Le jour sous une porte de garage, un passage de câble mal rebouché, une grille d’aération abîmée ou l’espace autour d’une évacuation d’eau suffisent largement.

Bon à savoir

Un rat a besoin d’une ouverture d’environ 15 à 20 mm. Un bâtiment protégé contre les rats peut donc rester ouvert aux souris. Pour faire la différence entre les deux espèces, consultez notre guide rat ou souris, comment les distinguer.

Les signes d’une présence de souris

Les crottes sont l’indice le plus fiable d’une présence de souris. Elles mesurent quelques millimètres, ressemblent à de gros grains de riz noirs aux extrémités pointues, et se trouvent en nombre le long des murs, dans les tiroirs, derrière l’électroménager ou au fond des placards à provisions. Des crottes brillantes et molles sont récentes ; sèches et grisâtres, elles sont anciennes.

D’autres signes viennent les confirmer :

  • des emballages grignotés : paquets de pâtes, de riz, de céréales, croquettes pour animaux, avec de petites encoches nettes ;
  • des grattements ou des petits trottinements la nuit, dans les cloisons, le plafond ou derrière les meubles ;
  • une odeur d’urine forte, proche de l’ammoniaque, dans un placard ou un local fermé ;
  • des traces grasses et sombres le long des plinthes ou autour d’un trou, laissées par le pelage ;
  • des matériaux déchiquetés : papier, isolant, tissu, qui servent au nid ;
  • un chat ou un chien qui fixe un mur, gratte sous un meuble ou s’agite la nuit.

Pour vérifier une suspicion, saupoudrez une fine couche de farine ou de talc le long d’une plinthe le soir. Le matin, des empreintes minuscules et une trace de queue confirment le passage. Notre article sur les traces et indices de rongeurs détaille aussi les signes laissés par les rats, utiles en cas de doute.

Pourquoi une infestation de souris pose problème

Les souris causent trois types de dégâts : matériels, alimentaires et sanitaires. Aucun n’est spectaculaire au début, tous s’aggravent avec le temps.

Câbles et installations électriques

Comme tous les rongeurs, la souris a des incisives qui poussent en continu et qu’elle use en rongeant. Gaines électriques, câbles de box internet, fils de lave-linge ou de chaudière y passent. Un câble dénudé dans un doublage peut provoquer un court-circuit, une panne difficile à localiser, voire un départ de feu.

Isolation et bâti

L’isolant des combles et des cloisons est un matériau de nid idéal. Les souris y creusent des galeries, le tassent et le souillent d’urine et de crottes. L’isolant perd une partie de son efficacité et doit parfois être remplacé sur la zone touchée. Les odeurs peuvent persister longtemps après le départ des animaux.

Denrées alimentaires

Une souris mange peu, mais elle souille beaucoup plus qu’elle ne consomme. Elle goûte un paquet, passe au suivant, laisse urine et crottes sur son chemin. Tout aliment entamé ou souillé doit être jeté. Dans un commerce alimentaire, la découverte de crottes en réserve peut entraîner des destructions de stock et des suites lors d’un contrôle sanitaire.

Santé

Les souris peuvent contaminer les aliments et les surfaces avec des bactéries, notamment des salmonelles, par leurs déjections. Leur urine contient des protéines allergisantes qui peuvent aggraver un asthme ou une allergie respiratoire. La souris domestique peut aussi être porteuse du virus de la chorioméningite lymphocytaire, une infection rare chez l’homme. La leptospirose, elle, est transmise principalement par l’urine de rat, et le hantavirus par des rongeurs sauvages comme le campagnol roussâtre, surtout dans le nord-est de la France. Pour aller plus loin, lisez notre dossier sur les maladies transmises par les rats et les souris.

Attention

Ne balayez jamais à sec des crottes de rongeurs : vous mettez en suspension des poussières contaminées. Portez des gants, humidifiez les déjections avec un désinfectant ménager ou de l’eau javellisée, essuyez avec du papier absorbant, jetez-le dans un sac fermé, puis lavez-vous les mains.

Les méthodes d’un professionnel de la désourisation

Un professionnel de la désourisation combine inspection, élimination et obturation, et choisit les outils selon les lieux, la présence d’enfants ou d’animaux, et le niveau d’infestation. Aucun produit miracle n’entre dans cette liste.

L’inspection

Le technicien commence par chercher les indices : crottes, traces de passage, nids, zones grignotées. Il repère les points d’entrée côté extérieur (pied de façade, soupiraux, passages de réseaux, bas de portes, toiture) et côté intérieur (gaines techniques, arrière des meubles de cuisine, coffrages, plinthes décollées). Cette étape détermine où placer les postes et quels travaux d’étanchéité recommander. Une intervention qui commence sans inspection est mal partie.

Les appâts rodenticides en boîtes sécurisées

Les rodenticides anticoagulants restent l’outil de base contre une colonie installée. Ils agissent en plusieurs jours, ce qui évite que les autres souris associent l’appât à la mort d’un congénère. Le professionnel les place dans des postes d’appâtage fermés, souvent verrouillables, que ni un enfant ni un animal domestique ne peut ouvrir. Les boîtes sont fixées ou lestées, numérotées, et leur position est notée sur un plan.

Ces produits sont des biocides. Leur usage professionnel exige le Certibiocide, un certificat individuel obligatoire depuis 2015 pour les personnes qui utilisent ou vendent certains biocides, dont les rodenticides. Depuis 2018 environ, les rodenticides anticoagulants accessibles au grand public sont limités à des appâts prêts à l’emploi, en postes sécurisés et en petits conditionnements. Notre article sur les dangers de la mort-aux-rats explique pourquoi ces règles existent.

Les pièges mécaniques

Les pièges à ressort, les pièges à capture multiple et les pièges électroniques sont utilisés quand le poison est à éviter : cuisine professionnelle, crèche, présence d’animaux, locaux où un cadavre dans une cloison poserait un problème d’odeur. Ils permettent aussi de contrôler l’efficacité du traitement, puisque chaque capture se compte. Un professionnel les pose en nombre, le long des murs, perpendiculaires aux trajets, et les relève à chaque passage.

Les plaques de glu sont déconseillées : elles font souffrir l’animal longtemps et attrapent aussi des oiseaux, des lézards ou des petits animaux de compagnie.

L’obturation des accès

Boucher les trous est l’étape la plus sous-estimée, et la plus durable. Tant qu’une ouverture de 6 mm reste libre, d’autres souris finiront par entrer, surtout à l’arrivée du froid. Le professionnel signale les points à traiter et, selon les entreprises, réalise lui-même les petits travaux : grillage métallique à mailles fines, laine d’acier tassée puis recouverte de mastic ou de mortier, plaques de propreté, bas de porte à brosse, grilles d’aération neuves. La mousse expansive seule ne tient pas : les souris la rongent sans difficulté.

Astuce de pro

Faites le tour de la maison avec une lampe torche à la tombée de la nuit, lumière allumée à l’intérieur et volets ouverts. Depuis l’extérieur, chaque filet de lumière qui passe sous une porte ou autour d’un tuyau est un accès possible pour une souris.

Comment se déroule une intervention de désourisation

Une intervention type se déroule en cinq temps, du premier appel au dernier contrôle.

  1. L’échange initial. Vous décrivez ce que vous avez vu : crottes, bruits, dégâts, pièces concernées, depuis quand. Ces informations permettent d’estimer l’ampleur du problème et le temps à prévoir.
  2. L’inspection sur place. Le technicien parcourt le logement, les annexes et les abords, repère les indices et les accès, et vous explique ce qu’il a trouvé.
  3. La mise en place du traitement. Il installe les postes d’appâtage et les pièges aux endroits stratégiques, vous indique leur emplacement et les précautions à respecter.
  4. Les recommandations. Il liste les accès à boucher, les habitudes à changer (stockage des aliments, poubelles, croquettes) et, le cas échéant, propose de réaliser les travaux.
  5. Le suivi. Lors des passages suivants, il contrôle la consommation des appâts, relève les pièges, ajuste le dispositif et retire le matériel une fois l’activité terminée.

Pendant le traitement, ne déplacez pas les boîtes et ne nettoyez pas autour avec des produits très parfumés. Ne mettez pas non plus de nourriture à disposition des souris : un paquet de céréales ouvert concurrence l’appât et retarde le résultat.

Combien de passages faut-il prévoir ?

Une désourisation demande en général plusieurs passages, souvent deux ou trois espacés de quelques semaines pour une infestation domestique classique. Le premier installe le dispositif, les suivants contrôlent et ajustent, le dernier confirme l’absence d’activité et retire le matériel.

Le nombre exact dépend de la taille de la colonie, de la surface à traiter, de l’accès aux zones infestées et de la vitesse à laquelle les ouvertures sont bouchées. Une infestation dans un pavillon isolé, détectée tôt, se règle plus vite qu’une colonie installée depuis des mois dans les doublages d’un immeuble ancien. Méfiez-vous d’une offre qui promet une disparition totale en un seul passage : les souris se cachent, et un traitement rodenticide met plusieurs jours à agir.

Prix indicatifs d’une désourisation

À titre indicatif, une intervention de dératisation ou de désourisation dans une maison individuelle se situe souvent entre 90 et 250 euros, selon l’infestation et le nombre de passages. Ces montants varient d’une région à l’autre et d’une entreprise à l’autre ; ils ne remplacent pas un devis.

Plusieurs facteurs font bouger le prix :

  • la surface et le nombre de pièces ou de niveaux à traiter ;
  • l’ampleur de l’infestation et le nombre de passages nécessaires ;
  • l’accessibilité des zones : combles bas, vides sanitaires, faux plafonds ;
  • les travaux d’obturation, souvent chiffrés à part ;
  • le type de local : un logement privé ne se traite pas comme une cuisine de restaurant.

Pour les professionnels, les contrats annuels avec visites régulières sont établis sur devis. Notre article sur le prix d’une dératisation et qui doit payer détaille ces facteurs et la question du partage des frais.

Souris en appartement et en copropriété

En immeuble, les souris circulent par les gaines techniques, les colonnes d’eau, les vide-ordures, les caves et les faux plafonds. Traiter un seul appartement donne souvent un répit, rarement une solution : la colonie se déplace chez le voisin et revient.

La bonne démarche consiste à prévenir le syndic ou le conseil syndical dès les premiers signes, surtout si des voisins ont observé la même chose. Le syndic peut alors faire traiter les parties communes (caves, locaux poubelles, gaines, halls) et coordonner une intervention dans les logements concernés. Beaucoup de copropriétés ont déjà un contrat d’entretien contre les nuisibles : demandez-le.

Le règlement sanitaire départemental impose aux propriétaires et aux occupants de prendre des mesures contre les rongeurs. En pratique, le partage entre propriétaire, locataire et syndic dépend de l’origine de l’infestation et des documents qui vous lient (bail, règlement de copropriété). Les cas les plus fréquents sont développés dans notre guide sur qui paie la dératisation.

Astuce de pro

En appartement, regardez d’abord sous l’évier et derrière la cuisinière : les passages de tuyaux dans le mur y sont rarement rebouchés. Un simple collier de laine d’acier recouvert de mastic autour de chaque tuyau supprime souvent l’accès principal.

Entreprises et commerces alimentaires

Restaurants, boulangeries, épiceries, entrepôts et cuisines collectives sont tenus de maîtriser les nuisibles dans le cadre de leurs obligations d’hygiène. Le règlement européen sur l’hygiène des denrées alimentaires, appliqué à travers la démarche HACCP, impose des procédures de lutte contre les nuisibles. Lors d’un contrôle, les services de l’État peuvent demander à voir le plan de lutte et les rapports de passage.

Pour un professionnel de l’alimentation, la désourisation prend la forme d’un contrat avec visites périodiques. Le prestataire fournit un plan d’implantation des postes, des fiches de passage, l’état de consommation des appâts et des recommandations écrites. Ces documents sont votre meilleure protection en cas de contrôle. Dans les zones de production et de stockage, il privilégie les pièges mécaniques et les postes non toxiques de détection, et réserve les rodenticides à l’extérieur ou aux zones où ils ne présentent aucun risque pour les denrées.

Les bureaux, hôtels, entrepôts non alimentaires et locaux techniques ne sont pas épargnés : les souris y trouvent des faux plafonds, des câbles et des restes de repas. Un contrat de suivi évite les mauvaises surprises, comme une baie informatique endommagée.

Prévenir le retour des souris

La prévention repose sur deux principes : ne rien laisser à manger et ne rien laisser ouvert. Les gestes suivants font la plus grande différence.

  • Rangez céréales, pâtes, farine, riz, biscuits et croquettes dans des boîtes en verre, en métal ou en plastique épais à couvercle hermétique.
  • Ne laissez pas la gamelle du chat ou du chien pleine la nuit.
  • Videz la poubelle de cuisine chaque soir et gardez les conteneurs extérieurs fermés.
  • Nettoyez derrière et sous l’électroménager une ou deux fois par an.
  • Rebouchez tous les passages de tuyaux et de câbles avec un matériau dur.
  • Posez des bas de porte à brosse sur les portes extérieures, de garage et de cave.
  • Remplacez les grilles d’aération abîmées par des modèles à mailles fines, sans jamais les boucher.
  • Éloignez du mur le bois de chauffage, les sacs de graines et le compost.

L’automne est la période clé : c’est le moment où les souris cherchent un abri chaud. Faire le tour des accès en septembre évite bien des appels en novembre. Pour un plan d’action complet à faire vous-même, lisez notre guide pour se débarrasser des souris dans la maison.

Quant aux répulsifs, la menthe poivrée et les appareils à ultrasons ne règlent pas une infestation : les ultrasons n’ont pas fait la preuve d’une efficacité durable. Nous faisons le point dans notre article sur les répulsifs naturels et les ultrasons.

Bien choisir un professionnel

Un bon prestataire de désourisation se reconnaît à sa méthode plus qu’à son prix. Avant de signer, vérifiez quelques points.

  • Le Certibiocide. Le technicien qui applique des rodenticides doit le détenir. Demandez-le, un professionnel sérieux le présente sans difficulté.
  • Une inspection avant traitement. Méfiez-vous d’un devis donné sans aucune question sur les lieux ni les indices observés.
  • Un devis écrit et détaillé. Nombre de passages, produits ou pièges utilisés, travaux d’obturation inclus ou non, prix total.
  • Des postes sécurisés. Aucun appât ne doit être déposé en vrac, à la portée d’un enfant ou d’un animal.
  • Des conseils de prévention. Un technicien qui ne parle jamais des accès à boucher vous vend des passages, pas une solution.
  • Un discours honnête. Personne ne peut garantir une disparition en une nuit. Une promesse de ce genre, ou un démarchage insistant au téléphone, doit vous alerter.

Désourisation et dératisation : quelles différences ?

Désourisation et dératisation relèvent du même métier et des mêmes outils, mais la stratégie diffère parce que les deux animaux ne se comportent pas de la même façon.

La souris est curieuse et vit près de son nid : on multiplie les points d’appâtage, rapprochés et proches des passages, et elle les visite vite. Le rat se méfie de tout objet nouveau, parcourt de plus grandes distances et a besoin de boire : on place moins de postes, on laisse le temps à l’animal de s’habituer, et on cherche souvent l’origine du côté des égouts, des caves ou des jardins.

L’étanchéité ne vise pas non plus les mêmes ouvertures. Contre les souris, il faut traquer les trous de 6 mm, y compris dans les étages. Contre les rats, on se concentre surtout sur le bas des bâtiments, les réseaux d’évacuation et les ouvertures de 15 à 20 mm et plus. Si vous hésitez sur l’animal, les crottes tranchent : quelques millimètres pour une souris, de l’ordre d’un à deux centimètres pour un rat. Retrouvez la méthode côté rats sur notre page consacrée à la dératisation, et les cas particuliers dans rats dans les murs et les combles.

Une désourisation dans votre ville

Les souris profitent partout des mêmes faiblesses du bâti, mais chaque ville a ses particularités : immeubles anciens à caves et doublages à Paris ou à Lyon, quartiers denses et commerces de bouche à Marseille, maisons de ville et échoppes à Bordeaux, hivers plus froids qui poussent les rongeurs à l’intérieur à Strasbourg ou à Lille. Pour la capitale, consultez notre page dératisation et désourisation à Paris.

La liste complète des villes couvertes figure sur notre page des villes d’intervention. Si vous souhaitez une désourisation dans votre ville, laissez vos coordonnées sur le formulaire de rappel : on vous rappelle pour faire le point sur votre situation.

Vos questions, nos réponses

Combien de temps faut-il pour se débarrasser des souris ?

Avec des appâts rodenticides, l’activité baisse en général après quelques jours, car les anticoagulants agissent lentement. Un traitement complet s’étale souvent sur plusieurs semaines, avec deux ou trois passages de contrôle. La durée dépend surtout de la taille de la colonie et de la rapidité avec laquelle les accès sont bouchés.

Une seule souris dans la maison, faut-il s’inquiéter ?

Une souris aperçue est rarement seule, car l’espèce vit en groupe et se reproduit vite, avec 5 à 10 portées par an pour une femelle. Cherchez des crottes dans les placards et derrière l’électroménager pour estimer l’ampleur. Si les indices se multiplient, agissez sans attendre.

Les souris partent-elles toutes seules au printemps ?

Non, une souris installée dans une maison chauffée avec de la nourriture n’a aucune raison de partir. Elle peut rester toute l’année et s’y reproduire. Seuls les mulots et campagnols entrés à l’automne retournent parfois dehors.

Peut-on dormir dans une maison avec des souris ?

Oui, les souris fuient l’homme et ne mordent pas une personne endormie dans des circonstances normales. Le vrai risque vient de leurs déjections sur les aliments et les surfaces. Rangez la nourriture dans des boîtes fermées et nettoyez les crottes avec des gants et un désinfectant.

Que faire d’une souris morte trouvée dans la maison ?

Ramassez-la avec des gants ou un sac retourné, sans la toucher à mains nues, et jetez-la dans un sac fermé avec les ordures ménagères. Désinfectez l’endroit où elle se trouvait. Si elle a été tuée par un appât, vérifiez qu’aucun animal domestique n’a pu y accéder.

Comment trouver le nid des souris ?

Le nid se trouve dans un rayon de quelques mètres des zones où les crottes sont les plus nombreuses. Cherchez derrière le réfrigérateur, sous les meubles de cuisine, dans les placards peu ouverts, les cartons du garage ou l’isolant des combles. Il ressemble à une boule de papier, de tissu ou d’isolant déchiqueté.

Une désourisation est-elle dangereuse pour un chat ou un chien ?

Le risque est faible quand les appâts sont placés dans des postes sécurisés et fixés, que l’animal ne peut ni ouvrir ni emporter. Signalez la présence d’animaux au technicien, qui adaptera l’emplacement des postes ou utilisera des pièges mécaniques. En cas d’ingestion suspectée, contactez un vétérinaire sans délai.

Faut-il quitter son logement pendant une désourisation ?

Non, une désourisation par appâts en boîtes ou par pièges ne nécessite pas de quitter les lieux. Il suffit de respecter les consignes du technicien : ne pas déplacer les postes, ne pas laisser de nourriture accessible et tenir les enfants à distance du matériel.

Les souris reviennent-elles après un traitement ?

Elles reviennent si les accès restent ouverts, car d’autres souris sont attirées par la chaleur et la nourriture, surtout en automne. Le traitement élimine la colonie présente, l’obturation des trous de plus de 6 mm empêche la suivante. Un contrôle des accès chaque fin d’été limite fortement les récidives.

Le propriétaire doit-il payer la désourisation d’un logement loué ?

Cela dépend de l’origine de l’infestation et du moment où elle apparaît. Une infestation présente à l’entrée dans les lieux ou liée à un défaut du bâtiment relève en général du propriétaire, un défaut d’entretien courant plutôt du locataire. En copropriété, le syndic traite les parties communes. En cas de désaccord, l’ADIL de votre département peut vous renseigner.

Les ultrasons suffisent-ils contre les souris ?

Non, les appareils à ultrasons n’ont pas fait la preuve d’une efficacité durable contre les rongeurs. Les souris s’y habituent ou évitent seulement la zone couverte, et les ondes ne traversent pas les murs ni les meubles. Ils ne remplacent ni un traitement ni l’obturation des accès.

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